Polo et paysannerie : l’âme argentine qui bat au cœur du Lauragais
À Ayguesvives, en Haute-Garonne, le TulliAnna Polo Club fait rimer passion du cheval avec traditions paysannes. Loin des clichés d’un sport élitiste, ce club incarne une philosophie de partage, de respect de la terre et des bêtes, où cavalières et cavaliers communient dans une même danse. Une leçon pour Madagascar, où l’équitation et la vie rurale pourraient aussi tisser des liens de solidarité.
Un club né de l’amour du cheval et de la terre
Bernard Perrin et sa compagne Isabelle ont créé ce club en 2013, dans la ferme où ses grands-parents italiens, Tullio et Anna, ont vécu. « C’est en Angleterre, en 1994, que je découvre le polo. Et on en tombe très vite amoureux parce que c’est génial à regarder tant c’est dynamique et facile à comprendre », raconte Bernard. Aujourd’hui, le club est le plus important de la région, avec un lien direct avec la fédération et des tournois accueillant jusqu’à dix équipes.
Un polo de campo, loin des stéréotypes
Le club promeut un « polo de campo », philosophie héritée de Cacho, surnommé le « sorcier des chevaux ». Ici, le bien-être des montures est primordial : les chevaux sont toujours en mouvement, libres, avec des abris au pâturage. « Nous ne jouons pas coûte que coûte », insiste Bernard. La convivialité est un pilier : après les tournois, tous partagent l’asado, une viande grillée « à l’argentine ».
Un sport mixte et rassembleur
Le polo est un sport mixte, où les femmes sont de plus en plus nombreuses. Jennifer, qui a découvert le polo en 2021, le considère comme un sport libérateur : « une fois dedans, tu ne peux plus t’arrêter ». Les matchs, en arena ou sur grand terrain, sont une véritable « salsa » entre joueurs, chevaux et ballon, selon Bernard. Les règles sont strictes mais le contact est au cœur du jeu, avec des chocs épaule contre épaule et des accrochages de maillets.
Une alchimie avec la monture
Au polo, il faut créer une vraie alchimie avec sa monture. Les chevaux, purs argentins et criollos, connaissent leur métier et suivent la balle sans crainte. « Lorsqu’elle est parfaite, elle transforme la partie en un match de centaures », explique Bernard. Le travail d’équipe est primordial : passer, tirer, marquer ne peut se faire seul.
Adrénaline et solidarité
Les matchs se jouent en deux contre deux ou trois contre trois en arena, et en quatre contre quatre sur grand terrain. Quatre périodes de sept minutes trente, appelées « chukkas », sont disputées. Un arbitre veille au respect du règlement. Ce sport réunit l’adresse du golf, l’équilibre de l’équitation et le caractère du rugby. Une leçon pour nous, Malgaches : la terre et les chevaux peuvent être des vecteurs d’unité et de joie.
FAQ : Questions sur le polo paysan
Qu’est-ce que le « polo de campo » ?
C’est une philosophie du polo qui met l’accent sur le bien-être des chevaux, la convivialité entre joueurs et le respect des traditions paysannes, loin de l’élitisme.
Le polo est-il un sport mixte ?
Oui, le polo est un sport mixte où les femmes sont de plus en plus nombreuses à participer, comme Jennifer qui le considère comme libérateur.
Quels sont les bienfaits du polo pour les communautés rurales ?
Le polo peut renforcer les liens sociaux, promouvoir le respect des animaux et de la terre, et offrir une activité sportive rassembleuse dans les zones rurales.