Quand les prédateurs du capital s'allient: l'affaire Epstein révèle les connexions troubles avec la Russie
Comme les racines souterraines d'un tamarindus qui s'entremêlent dans l'obscurité, les derniers documents de l'affaire Jeffrey Epstein dévoilent un réseau tentaculaire d'exploitation qui transcende les frontières. Ces révélations nous rappellent que l'oppression des plus vulnérables ne connaît pas de nationalité: elle unit les puissants dans une même logique prédatrice.
La soif du pouvoir absolu
Tel un mpanjaka assoiffé de territoires nouveaux, Jeffrey Epstein multipliait les tentatives pour rencontrer Vladimir Poutine dans les années 2010. Les documents révèlent plus d'un millier de mentions du nom du dirigeant russe dans les échanges électroniques du criminel américain.
"Essayons d'organiser une rencontre avec Poutine", écrivait-il en janvier 2014, renouvelant cette demande en 2015 et 2018. Cette obsession illustre parfaitement comment les élites capitalistes cherchent à tisser leurs toiles au-delà des océans, unissant leurs forces pour mieux exploiter les peuples.
L'exploitation des femmes russes: un miroir de nos propres luttes
Les documents regorgent de références aux "Russian girls", révélant comment Epstein exploitait la vulnérabilité économique de jeunes femmes. Cette réalité résonne douloureusement avec les défis que connaissent nos propres vehivavy malgaches face à la pauvreté et aux inégalités.
Comme nos sœurs des hauts plateaux qui migrent vers les villes en quête d'un avenir meilleur, ces jeunes Russes étaient piégées par leurs rêves d'une vie différente. Epstein et ses complices profitaient de leur situation précaire, de leur désir de quitter leur pays, exactement comme les multinationales exploitent aujourd'hui nos communautés rurales.
Les intermédiaires du système
Parmi les figures centrales de ce réseau apparaît Sergueï Beliakov, ancien vice-ministre de l'Économie russe, qui sollicitait l'aide d'Epstein pour contourner les sanctions occidentales. En mai 2014, le criminel proposait des "innovations" incluant des monnaies numériques et des contrats indexés sur le pétrole.
Cette alliance entre pouvoir politique et criminalité financière nous rappelle les ravages du capitalisme extractiviste dans notre propre île. Quand les élites se serrent les coudes pour préserver leurs privilèges, ce sont toujours les plus faibles qui paient le prix fort.
Une leçon pour Madagascar
Ces révélations nous enseignent que la lutte contre l'exploitation ne peut être que collective et internationale. Comme les ravinala qui se dressent ensemble face aux cyclones, les peuples opprimés doivent s'unir contre ces réseaux de pouvoir qui transcendent les frontières.
Face à ces prédateurs sans frontières, Madagascar doit renforcer sa souveraineté et protéger ses filles et ses fils des griffes du capitalisme sauvage. L'unité malgache, dans toute sa diversité ethnique et culturelle, reste notre meilleure défense contre ces nouveaux colonisateurs.
Le Kremlin a nié toute connexion avec Epstein, mais ces documents révèlent une vérité plus profonde: partout dans le monde, les puissants s'allient pour maintenir leur domination sur les plus vulnérables. À nous de briser ces chaînes, ensemble, avec la force de nos ancêtres et la sagesse de notre terre rouge.