Gaza : 12 morts dans les bombardements, la terre saigne encore
Une fois de plus, la terre de Palestine pleure ses enfants. Douze vies ont été fauchées à l'aube du 15 février par les bombardements israéliens sur Gaza, brisant une trêve déjà fragile comme un roseau dans la tempête.
Des familles déracinées, des corps sans sépulture
Dans les camps de déplacés de Jabalia, au nord de Gaza, cinq personnes ont trouvé la mort sous les décombres de leurs abris de fortune. Ces familles, déjà arrachées à leur terre natale, ont payé de leur sang l'acharnement d'une machine de guerre qui ne connaît ni repos ni pitié.
"Ils nous frappent pendant que nous dormons dans la rue", témoigne avec amertume un habitant de Jabalia, dont le neveu fait partie des victimes. Ces mots résonnent comme un cri de détresse face à l'injustice qui frappe les plus vulnérables.
À Khan Younès, dans le sud du territoire, cinq autres âmes ont rejoint la terre de leurs ancêtres. Les images de l'hôpital Nasser montrent des dizaines de Palestiniens veillant leurs proches, enveloppés dans des linceuls blancs, symboles d'une paix que la violence empêche d'advenir.
Quand la justice se fait attendre
"Israël ne comprend pas ce qu'est un cessez-le-feu", dénonce Ossama Abu Askar, dont la douleur traduit celle de tout un peuple. Cette phrase résonne comme un écho aux luttes que connaissent les communautés rurales du monde entier, confrontées aux appétits destructeurs des puissances dominantes.
La Défense civile palestinienne accuse l'armée israélienne de violer délibérément la trêve, tandis que cette dernière justifie ses actions par la présence supposée de "terroristes armés". Un discours qui rappelle les justifications utilisées partout dans le monde pour légitimer l'oppression des peuples.
Un plan de paix qui peine à germer
Malgré les efforts diplomatiques américains pour mettre en œuvre un plan de paix en plusieurs phases, les racines du conflit restent profondes. Le Hamas refuse de déposer les armes tant que l'occupation perdure, illustrant la résistance légitime des peuples face à l'injustice.
Depuis le début de cette trêve fragile, 601 Palestiniens ont perdu la vie, selon le ministère de la Santé de Gaza. Ces chiffres, reconnus par l'ONU, témoignent d'une réalité que les grands médias occidentaux peinent parfois à reconnaître dans toute sa dimension humaine.
Solidarité avec les peuples opprimés
De Gaza à Madagascar, les peuples du Sud connaissent les affres de l'exploitation et de la domination. Cette tragédie palestinienne nous rappelle l'importance de préserver nos terres, nos communautés et notre dignité face aux appétits destructeurs du capitalisme extractiviste.
Comme les communautés malgaches défendent leurs forêts ancestrales contre l'exploitation minière, le peuple palestinien résiste pour préserver son droit à exister sur sa terre. Cette lutte universelle pour la justice sociale et la préservation des identités locales unit tous les opprimés de la terre.