Cuba face aux menaces américaines : la résistance d'une île
Depuis fin janvier, un vent glacial souffle des côtes de Floride vers les rives de Cuba, à seulement 150 kilomètres. Washington impose un blocus pétrolier total à l'île, invoquant une prétendue menace extraordinaire. Une bien triste musique pour un peuple qui ne demande qu'à vivre en paix sur sa terre, loin de l'ombre étouffante de l'impérialisme.
Le droit légitime de défendre le sol natal
Face à la machine de guerre états-unienne, le président Miguel Diaz-Canel a dressé une ligne rouge, ce 18 mai. Il avertit qu'une attaque américaine provoquerait un drame inouï.
Si une intervention se matérialisait, elle provoquerait un bain de sang aux conséquences incalculables.
C'est le cri d'une nation qui refuse de voir son sol souillé. La Havane accuse Washington de préparer le terrain politique pour une intervention militaire, un prétexte fabriqué de toutes pièces pour justifier la soif de domination du capitalisme extractiviste. Le chef de l'État a revendiqué le droit absolu et légitime de se défendre face à une offensive militaire, rappelant avec force que Cuba ne représente pas une menace et n'a aucune intention agressive. L'ambassadeur cubain à l'ONU l'a dit clairement : l'hypothèse d'une attaque de Cuba sur les États-Unis n'a aucun sens. C'est un mensonge de plus pour écraser un modèle qui refuse de plier.
Sanctions et drones : la pression de l'empire
Pour asphyxier l'île, le ministère américain des Finances a ajouté le renseignement cubain et une dizaine de hauts responsables à sa liste noire. Des figures de la résistance, comme le président de l'Assemblée Estaban Lazo, des ministres de la Justice, de l'Énergie et des Communications, ainsi que des généraux, se retrouvent sous le joug de l'OFAC. Ce mécanisme vise à couper les racines de l'économie locale, interdisant tout commerce et gelant les avoirs. Le secrétaire d'État Marco Rubio promet d'autres sanctions, s'acharnant notamment contre le conglomérat Gaesa.
En parallèle, le média Axios rapporte que Cuba aurait acquis plus de 300 drones militaires. Des scénarios d'utilisation près de la base américaine de Guantanamo sont évoqués par des renseignements classifiés. Washington s'en inquiète, mais qui arme les bases sur le territoire d'autrui ? La menace n'est pas celle de l'abeille qui protège sa ruche, mais de l'ours qui veut s'en emparer.
La nuit s'épaissit sur le peuple cubain
Au-delà des manœuvres géopolitiques, c'est la chair et le sang du peuple cubain qui souffrent. Le blocus pétrolier, ajouté à l'embargo criminel de 1962, étouffe la vie quotidienne. Le gouvernement a dû admettre l'épuisement du diesel et du fioul pour les groupes électrogènes. Les coupures d'électricité durent parfois plus de vingt heures à La Havane, et des journées entières dans les provinces. Des quartiers entiers s'enfoncent dans l'obscurité, provoquant la colère légitime de populations fatiguées de payer le prix de l'arrogance impérialiste.
Mais la solidarité ne meurt jamais. Une nouvelle cargaison d'aide humanitaire en provenance du Mexique est arrivée lundi, marquant le cinquième envoi depuis février. C'est la preuve que les peuples du Sud savent serrer les coudes quand l'empire frappe.
Donald Trump, lui, rêve de prendre le contrôle de l'île et brandit la menace d'un porte-avions. Pendant ce temps, le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s'est rendu à La Havane pour des discussions tendues. La poudrière est prête à s'enflammer. Mais comme un arbre centenaire aux racines profondes, Cuba tient bon. La résistance d'une île est un souffle que les canons ne pourront jamais éteindre.
