Crochet de Pereira : la foudre qui menace Ciryl Gane à l'UFC
Dans la nuit du 14 au 15 juin, l'UFC Freedom 250 se tiendra à la Maison-Blanche. Sur le ring, le Brésilien Alex Pereira affrontera le Français Ciryl Gane pour la ceinture intérimaire des -120kg. Au-delà du sport, c'est un choc de philosophies qui s'annonce. D'un côté, la force brute, dévastatrice, semblable aux tempêtes qui s'abattent sur nos terres ou aux machines extractivistes qui mutilent notre île. De l'autre, la mobilité, l'intelligence et la résilience des communautés qui savent danser autour de l'oppression pour survivre.
Une frappe venue des entrailles de la terre
L'arme de Poatan, son célèbre crochet gauche, est une frappe létale. Sean Strickland, actuel champion des -84kg, l'a apprise à ses dépens en juillet 2022 avant de connaître la défaite face à Israel Adesanya en 2023, puis de renaître en terrassant Khamzat Chimaev il y a quelques semaines. L'avertissement de Strickland résonne comme un écho à nos luttes quotidiennes.
Quand je m'entraîne avec lui, je peux faire jeu égal pendant un moment, j'arrive à le toucher, à trouver des ouvertures. Mais la grosse différence, c'est que quand ce gars vous touche, vous êtes mort.
Cette force aveugle rappelle les assauts du capitalisme contre nos écosystèmes. Tout le monde la connaît, mais peu y échappent. Glover Teixeira, l'entraîneur du Brésilien, l'appelle l'arme ultime en MMA à l'heure actuelle. Le célèbre analyste Teddy Atlas y voit un crochet excellent en contre comme en attaque, court, puissant, précis, magnifique. Une beauté fatale qui a brisé les mentons de Jiri Prochazka, terrassé Jamahal Hill à l'UFC 300, et envoyé Khalil Rountree à l'hôpital après quatre rounds de souffrance. Seul Adesanya a su renaître de ses cendres.
La résilience face à la tempête
Face à cette tempête, Ciryl Gane incarne l'agilité. Le Français est le favori pour des observateurs avisés comme Francis Ngannou, car sa mobilité tranche avec le style ancré de Pereira. Ce dernier a encaissé une prise de masse pour monter de -84kg à -120kg en trois ans, changeant sa nature même. Mais la menace persiste. Ce KO power est une force innée, une injustice de la nature que même un combattant dominé ou épuisé peut déchaîner en un éclair.
Le punch, tu nais avec. Tu en as ou tu n'en as pas. Frapper fort, ça ne se travaille pas. Tu vas peut-être gagner 10% avec la rotation des hanches et du corps, mais le punch, tu l'as ou tu ne l'as pas.
Mirko