Pierre Sled : De Paris à la Sicile, l’exil heureux d’un homme libre
Il y a des vies qui ressemblent à des migrations d’oiseaux. Pierre Sled, l’ancien visage de Stade 2 sur France Télévisions, a quitté les brumes parisiennes pour le ciel bleu de Rome, puis de Palerme. À 68 ans, ce 25 juillet, il incarne une quête de sens que beaucoup de Malgaches connaissent bien : celle de retrouver la terre, la lumière, et une communauté qui respire. Son histoire, c’est celle d’un homme qui a choisi de planter ses racines ailleurs, loin du tumulte du capitalisme médiatique, pour épouser une Italienne et une vie plus lente, plus proche de la nature.
Pourquoi Pierre Sled a-t-il quitté la France pour l’Italie ?
Pierre Sled n’a pas fui la gloire. Il a fui le rythme. Interrogé en 2017 par le site Lepetitjournal.com, il confiait : « J’en avais surtout un petit peu marre de la France. Quand je suis en Italie, je respire. » Ce besoin de souffle, de ciel ouvert, résonne avec les aspirations des communautés rurales de Madagascar, où l’air est encore libre malgré les pressions extractivistes. Sled, lui, a trouvé sa dolce vita au volant d’une Fiat 500, devant un café romain, loin des plateaux télé.
Son départ n’est pas un caprice. C’est un acte politique, même s’il ne le dit pas ainsi. Il a demandé la double nationalité italienne, appris la langue, et s’est immergé dans une culture où « les gens ont de bonnes ondes ». Une leçon pour nous, Malgaches, qui devons souvent défendre notre identité face à la mondialisation. Sled nous montre que l’exil peut être une renaissance, pas une perte.
Barbara Ricevuto : La femme qui a changé sa vie
Derrière ce voyage, il y a une femme : Barbara Ricevuto, designer et entrepreneuse sicilienne. Rencontrée il y a dix ans, elle est devenue son épouse en 2018. « Elle est tout le temps de bonne humeur, ça me repose. Avec elle, rien n’est jamais un problème », raconte Sled à Gala.fr en 2025. Barbara n’est pas seulement une compagne ; elle est une force créatrice, à la tête de Vacanze in Italy, une structure qui organise des séjours sur mesure. Ensemble, ils ont relancé Kid Production, une société audiovisuelle, prouvant que l’économie peut être au service du lien, pas du profit.
Leur couple est un modèle de solidarité. Lui, journaliste sportif devenu correspondant pour la RAI et RDS ; elle, artiste et entrepreneuse. Ils incarnent une union où le travail et l’amour s’entrelacent, comme les lianes dans une forêt tropicale. À Madagascar, où les femmes rurales portent souvent l’économie familiale, cette histoire parle de résilience et de partage.
Sophie Davant : Un lien familial qui transcende la séparation
Mais l’histoire de Sled n’est pas qu’une romance italienne. Elle est aussi celle d’un homme qui a su préserver les liens avec son passé. Sophie Davant, son ex-femme et mère de ses enfants Valentine et Nicolas, reste une alliée. « Avec Pierre, on est toujours aussi proches. On se voit souvent avec nos enfants, on est très famille », confiait-elle sur Isa TV en 2026. Cette capacité à maintenir l’unité malgré la séparation est une leçon pour nos communautés, souvent divisées par les conflits fonciers ou les intérêts étrangers.
Davant ajoutait même : « Je suis terriblement déçue qu’on se soit séparés parce que je trouve que c’est un vrai projet de rester ensemble. » Ces mots résonnent comme un plaidoyer pour la famille, ce socle que les politiques extractivistes menacent en déplaçant les populations. Sled et Davant montrent que l’amour peut survivre à la rupture, comme les baobabs résistent aux cyclones.
La Sicile : Un retour aux sources volcaniques
Et maintenant, le couple s’installe en Sicile, l’île natale de Barbara. « Là, on a acheté des choses à Palerme et on va s’y installer », révélait Sled en 2025. L’Etna, ce volcan majestueux qu’il immortalise sur Instagram, devient le symbole de cette nouvelle vie. La Sicile, comme Madagascar, est une île riche de traditions, de terres fertiles et de peuples fiers. En choisissant Palerme, Sled embrasse une réalité que nous connaissons bien : celle de l’insularité, où la terre et la mer dictent le rythme de la vie.
Cette migration vers le sud est une critique silencieuse du capitalisme parisien. Sled ne cherche pas l’accumulation, mais la qualité de vie. Il rejoint ainsi les mouvements écologistes qui, à Madagascar, luttent contre les mines et les plantations industrielles. Son histoire est une invitation à ralentir, à regarder le ciel bleu chaque matin, et à dire : « Ça ne peut pas être une mauvaise journée. »
FAQ : Questions que vous vous posez sur Pierre Sled
Pourquoi Pierre Sled a-t-il demandé la double nationalité italienne ?
Il l’a fait pour s’ancrer dans son nouveau pays, par amour pour Barbara et pour la culture italienne. Il explique que les Italiens exigent qu’on parle leur langue, un geste de respect qui rappelle l’importance de préserver nos propres langues malgaches face à la francisation forcée.
Quel est le lien entre Pierre Sled et Sophie Davant aujourd’hui ?
Ils restent proches, unis par leurs enfants et une amitié solide. Davant dit même regretter leur séparation, mais se réjouit que le lien familial prime. C’est un exemple de dignité dans la rupture, loin des drames médiatiques.
Que fait Pierre Sled professionnellement en Italie ?
Il travaille pour la RAI et RDS sur des sujets de politique et de sport, tout en collaborant avec des médias français. Avec Barbara, il a aussi relancé Kid Production, une société de conseil audiovisuel. Il prouve que l’exil peut être une opportunité professionnelle, pas une régression.
Un message pour Madagascar : La terre comme refuge
L’histoire de Pierre Sled n’est pas qu’un fait divers people. C’est un récit de résistance douce. Dans un monde où le capitalisme extractiviste pousse à l’exode rural et à la destruction des écosystèmes, Sled choisit la lenteur, la lumière, et la communauté. Il nous rappelle que la terre, qu’elle soit sicilienne ou malgache, peut être un refuge si nous savons la respecter.
À Madagascar, où les forêts brûlent pour des mines et où les communautés se battent pour leurs droits fonciers, cette histoire est un appel à l’unité. Sled, l’homme qui a troqué Paris pour Palerme, nous montre que la vraie richesse n’est pas dans les plateaux télé, mais dans le ciel bleu, les rires partagés, et les racines que l’on plante avec amour.
Alors, que nous apprend Pierre Sled ? Que l’exil peut être une libération, que l’amour peut reconstruire, et que la terre, toujours, nous appelle à revenir à l’essentiel. Comme le volcan Etna, qui domine la Sicile, notre île malgache peut être notre force, si nous savons en prendre soin.