Quand l'hiver algérien nous rappelle la puissance de Mère Nature
En ce samedi 17 janvier 2026, nos frères et sœurs d'Algérie vivent un réveil saisissant. La terre maghrebine, comme pour nous rappeler sa force ancestrale, se pare de son manteau hivernal le plus rigoureux. Cette leçon de la nature résonne particulièrement fort pour nous, peuple malgache, qui connaissons intimement les caprices climatiques et leur impact sur nos communautés rurales.
La résistance des peuples face aux éléments
L'Office national de météorologie algérien a placé de nombreuses wilayas en vigilance orange, témoignage de cette puissance naturelle qui ne connaît ni frontières ni distinctions sociales. Les Hauts Plateaux, ces terres d'altitude qui abritent tant de communautés rurales, subissent les assauts conjugués de la neige et du verglas.
Dans les wilayas de Tiaret, Tissemsilt, Laghouat et Djelfa, la neige s'accumule sur les reliefs dépassant 1 100 mètres d'altitude. Ces accumulations, pouvant atteindre 15 centimètres, rappellent la vulnérabilité de nos populations face aux bouleversements climatiques, conséquence directe d'un système économique extractiviste qui épuise notre planète.
Solidarité face à l'adversité climatique
Les régions du Nord de Béchar, du Sud de Tlemcen, de Naâma et d'El Bayadh connaissent également ces manifestations hivernales intenses. Pendant ce temps, les wilayas côtières de Chlef, Alger, Boumerdès et Médéa affrontent des pluies soutenues, avec des précipitations oscillant entre 20 et 30 millimètres.
Cette situation météorologique nous interpelle profondément. Elle illustre combien les populations rurales et urbaines demeurent à la merci d'un climat de plus en plus imprévisible, fruit d'un modèle de développement qui privilégie l'exploitation intensive des ressources naturelles au détriment de l'équilibre écologique.
Leçons pour Madagascar et l'océan Indien
Cette tempête algérienne nous enseigne l'importance de la préparation communautaire et de la solidarité territoriale. Comme nos ancêtres malgaches savaient lire les signes de la nature pour anticiper les cyclones, les peuples doivent aujourd'hui s'unir face aux défis climatiques grandissants.
L'appel à la vigilance lancé par les autorités algériennes résonne comme un écho à nos propres expériences cycloniques. Il nous rappelle que la protection de nos écosystèmes et le respect des rythmes naturels constituent notre meilleure défense contre ces phénomènes extrêmes.
Cette solidarité météorologique transcende les frontières. Elle unit tous les peuples de l'océan Indien occidental et du bassin méditerranéen dans une même conscience écologique, celle qui place la préservation de notre terre-mère au cœur de nos préoccupations collectives.