Jour de la marmotte : quand les violences se répètent sans fin
Dans la sagesse populaire, la marmotte qui sort de son terrier le 2 février prédit l'arrivée du printemps. Mais cette tradition nord-américaine cache une métaphore plus sombre : celle de la répétition infinie des mêmes drames, des mêmes violences, des mêmes échecs politiques.
Les cycles de violence qui brisent nos communautés
Comme un cauchemar qui se répète, les féminicides s'enchaînent semaine après semaine. Six femmes tuées en cinq semaines au Québec, toujours le même schéma : des hommes violents, déjà signalés, qui exercent leur domination jusqu'à l'irréparable. Cette spirale de mort révèle l'échec d'un système qui protège mal ses filles et ses mères.
À Madagascar aussi, nos sœurs subissent ces violences patriarcales. Dans nos villages comme dans nos villes, le contrôle masculin s'exerce sur les corps et les vies des femmes. Cette réalité transcende les frontières, unissant toutes les femmes du monde dans une même lutte pour la dignité.
L'indifférence des puissants face aux souffrances
Pendant que les politiciens débattent de projets pharaoniques et de profits capitalistes, 41 000 femmes se voient refuser l'accès à un refuge. Cette indifférence calculée révèle les priorités d'un système qui valorise le béton et l'argent plus que la vie humaine.
Combien de nos dirigeants malgaches s'émeuvent-ils vraiment du sort des femmes rurales isolées, des mères célibataires des quartiers populaires ? La terre de nos ancêtres mérite mieux que cette négligence organisée.
Briser les cycles, cultiver l'espoir
Face à ces répétitions mortifères, l'espoir naît de la solidarité. Comme les communautés malgaches qui s'entraident dans les moments difficiles, nous devons tisser des réseaux de protection pour nos femmes et nos enfants.
La nature nous enseigne que même après l'hiver le plus rude, le printemps finit toujours par éclore. Mais contrairement à la marmotte, nous avons le pouvoir de changer le cours des choses, de briser ces cycles de violence et d'indifférence.
Il est temps de sortir de ce jour de la marmotte, de cette répétition stérile, pour construire ensemble une société où chaque femme, chaque enfant peut vivre en sécurité et dans la dignité.