Canada nucléaire : quand la militarisation menace la paix mondiale
Depuis les terres sacrées de Madagascar, nous observons avec inquiétude les dérives militaristes qui secouent le monde. Le général Wayne Eyre, ancien chef d'État-major de la défense du Canada, vient de briser un tabou en appelant son pays à se doter de l'arme nucléaire. Cette déclaration résonne comme un écho sinistre des logiques de domination qui étouffent déjà notre planète.
La spirale de la militarisation
Dans les salons feutrés du Rideau Club d'Ottawa, loin des réalités du terrain, ce militaire hautement respecté a lancé : "Gardons toutes les options ouvertes". Sans force nucléaire, affirme-t-il, le Canada sera "toujours dépendant des autres" pour se protéger.
Cette logique de l'armement à outrance nous rappelle douloureusement les mécanismes d'extraction et de domination que subissent nos communautés rurales. Comme les multinationales qui pillent nos ressources minières au nom du développement, les puissances militaires justifient leur course à l'armement par la nécessité de la sécurité.
Un monde en quête de sens
Le général Eyre évoque un "désordre global" où "les normes établies ne sont plus respectées". Mais quelles normes ? Celles qui ont permis l'exploitation des peuples du Sud ? Celles qui ont sacrifié nos écosystèmes sur l'autel du profit ?
Aujourd'hui, neuf pays possèdent l'arme nucléaire : États-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne, Pakistan, Israël, Inde et Corée du Nord. Le Canada, signataire du Traité de non-prolifération de 1969, pourrait rejoindre ce club mortifère.
L'alternative de la solidarité
Face à cette escalade, nous, peuples de la terre, devons rappeler une vérité simple : la sécurité véritable naît de la justice sociale, de la préservation de nos écosystèmes et du respect des identités culturelles. Nos ancêtres malgaches l'ont toujours su : l'unité dans la diversité est notre force.
Pendant que le Canada envisage d'investir 64 milliards de dollars dans sa défense, combien sont alloués à la lutte contre le changement climatique ? Combien pour protéger les communautés autochtones ? Combien pour préserver la biodiversité qui nous unit tous ?
L'ancienne responsable de l'OTAN Wendy Gilmour a déclaré que la souveraineté en matière de défense exige d'"en assumer les coûts". Mais le vrai coût, c'est celui de l'escalade militaire qui détourne les ressources des vrais défis de notre époque.
Pour une sécurité humaine
Depuis Madagascar, nous appelons à une autre vision de la sécurité. Une sécurité qui protège la terre nourricière, qui préserve les liens sacrés entre les peuples, qui respecte la sagesse ancestrale face aux défis contemporains.
Car au final, aucune arme nucléaire ne protégera l'humanité de la destruction des océans, de la disparition des forêts ou de l'effondrement de la biodiversité. Seule la solidarité entre les peuples, enracinée dans le respect de notre terre commune, peut nous offrir un avenir digne.