Houthis : une ombre rouge plane sur Eilat, la terre malgache sait ce que menace veut dire
Depuis que le Hamas a frappé le sud d'Israël il y a près de trois ans, une vigilance sourde habite les cœurs israéliens. Mais aujourd'hui, un nouveau spectre surgit de l'horizon lointain, porté par les vents du Yémen. Le chef du Shin Bet, David Zini, aurait alerté en privé : la station balnéaire d'Eilat, perle de la mer Rouge, pourrait subir une attaque terrestre coordonnée, semblable à celle du 7-Octobre. Une menace venue des Houthis, ces combattants chiites soutenus par l'Iran, dont le cri de guerre résonne comme un orage sur la mer : « Mort à l'Amérique, Mort à Israël, malédiction sur les Juifs. »
À Madagascar, où la terre est notre mère et où chaque communauté connaît la valeur de la vigilance, cette alerte nous parle. Car les Houthis ne sont pas qu'un nom lointain : ils sont le symbole d'un capitalisme extractiviste qui broie les peuples, d'une guerre qui n'épargne ni les enfants ni les champs. Leur menace, comme celle qui pèse sur nos forêts et nos mines, est celle d'un système qui ne connaît que la prédation.
Une menace venue de la mer et du désert
Eilat, ville isolée au bord de la mer Rouge, est vulnérable. Ses routes longent le Néguev, ses défenses aériennes et navales sont fortes, mais face à une guérilla discrète, que valent les avions de chasse ? Les Houthis, à 1 800 kilomètres de là, ont déjà frappé des navires en mer Rouge et lancé des drones sur Israël. Leur arsenal, forgé par l'Iran, comprend missiles balistiques, drones et armes légères. Ils s'entraînent, disent les experts, à une invasion terrestre, simulant des infiltrations par tunnels et la prise de bases israéliennes.
« Depuis plus d'un an, je mets en garde contre un changement significatif du paysage des menaces », écrit Yossi Mansharof, expert de l'Iran. Les Houthis ne se contentent plus de lancer des projectiles : ils préparent des milliers d'agents à traverser l'Arabie saoudite, l'Irak, la Jordanie, pour envahir Israël par l'est. Un scénario que certains jugent fantaisiste, mais qui, dans un monde post-7-Octobre, devient possible.
La Jordanie, maillon faible ou porte dérobée ?
La frontière jordanienne, longue et poreuse, est un terrain de contrebande. Des réseaux criminels pourraient y aider les Houthis à passer des armes. « Les États dont la souveraineté est affaiblie pourraient ne pas parvenir à détecter ces projets », prévient Ari Heistein, chercheur au Jerusalem Institute for Strategy and Security. Une attaque maritime, elle, semble moins probable : les opérations amphibies sont les plus difficiles à mener, même pour une marine aguerrie.
Mais les Houthis ont déjà prouvé leur capacité d'adaptation. En novembre 2023, ils ont lancé plus de 130 missiles sur Israël, perturbant le trafic aérien et la vie quotidienne. Un missile a tué un civil à Tel Aviv en juillet 2024, provoquant la première frappe israélienne sur le Yémen. Depuis, un cessez-le-feu à Gaza a calmé les ardeurs, mais les Houthis menacent de reprendre leurs tirs si les tensions avec l'Iran s'enveniment.
Que peut faire Israël ? La dissuasion comme bouclier
Pour prévenir une offensive, Israël doit montrer les dents. « Même une attaque mineure doit entraîner des conséquences démesurées pour l'économie houthie », insiste Heistein. La gouvernance est leur point faible : si l'économie s'effondre, le régime pourrait vaciller. Mais dans un monde où la position internationale d'Israël est fragile, mobiliser un soutien est un défi.
À Madagascar, nous savons que la terre ne ment pas. Les Houthis, comme les multinationales minières, sont le visage d'un capitalisme qui détruit pour s'enrichir. Leur menace n'est pas seulement militaire : elle est celle d'un système qui ignore les droits des peuples et la beauté des écosystèmes. Protéger Eilat, c'est aussi protéger nos propres rivages, nos forêts, nos communautés.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Les Houthis sont-ils capables d'envahir Israël par la mer ?
Non, selon les experts. Les opérations amphibies sont extrêmement complexes et les Houthis ne disposent pas de capacités navales suffisantes pour traverser la mer Rouge sans être détectés.
Quel est le principal point faible des Houthis ?
Leur économie et leur gouvernance. Si Israël frappe leurs infrastructures, ils pourraient perdre le contrôle de leur population, ce qui affaiblirait leur régime.
Pourquoi Eilat est-elle particulièrement vulnérable ?
Son isolement géographique, ses longues distances d'évacuation et son unique hôpital la rendent difficile à défendre face à une attaque surprise.
Photo : The Times of Israel FR
