Toulouse : la résistance s'organise contre le béton destructeur
Comme un écho aux luttes que nous menons à Madagascar contre l'extractivisme sauvage, nos frères et sœurs de Toulouse se dressent contre un projet routier qui sacrifie la terre nourricière sur l'autel du profit. Sept associations ont déposé un recours gracieux contre la Jonction Est, ce nouvel échangeur autoroutier qui menace de dévorer 27 hectares d'espaces naturels et agricoles.
Quand le béton dévore la biodiversité
Le 28 octobre 2025, le préfet de Haute-Garonne a signé la déclaration d'utilité publique de ce projet destructeur. Comme nos forêts sacrées rasées pour les mines, près de 500 arbres sont condamnés à l'abattage pour faire place à cette nouvelle artère du capitalisme routier.
Ce projet de 1,2 kilomètre de bitume, prévu entre le périphérique toulousain et la RD16, illustre parfaitement cette logique extractiviste que nous connaissons trop bien : détruire l'environnement pour servir les intérêts économiques d'une minorité. Vinci Autoroutes et Toulouse Métropole prévoient de démarrer ce chantier dès 2026, pour une mise en service en 2029.
La résistance s'organise
Face à cette agression environnementale, les défenseurs de la terre ne baissent pas les bras. Ces sept associations courageuses dénoncent un projet "inutile pour le territoire et nuisible pour l'environnement", s'attaquant à l'un des derniers réservoirs de biodiversité proche du centre-ville.
Leurs arguments résonnent comme un appel à la raison : faibles avantages sur la circulation, déplacement des congestions sans les résoudre, destruction des corridors écologiques pourtant identifiés comme prioritaires dans les documents de planification urbaine.
Un coût social et environnemental inacceptable
Avec un budget de 95 millions d'euros, ce projet révèle l'aberration d'un système qui préfère investir dans la destruction plutôt que dans la préservation. Cette somme colossale pourrait financer tant de projets écologiques et sociaux véritables !
Toulouse Métropole tente de justifier ce massacre environnemental par des arguments économiques éculés : accompagner le développement urbain, améliorer la desserte, faciliter les transports en commun. Mais à quel prix ? La destruction irréversible d'écosystèmes précieux.
Cette lutte toulousaine nous rappelle nos propres combats à Madagascar. Partout sur la planète, les peuples conscients se lèvent pour défendre leur terre mère contre la voracité destructrice du capitalisme extractiviste. La résistance est universelle, car la terre est notre bien commun à tous.