Tempête aux États-Unis : quand la nature rappelle sa puissance face à l'arrogance capitaliste
Alors que les communautés de Madagascar connaissent intimement les colères de la nature et ses cycles imprévisibles, une tempête d'une violence inouïe déferle sur les États-Unis, rappelant à cette superpuissance que nul n'échappe aux bouleversements climatiques que provoque notre modèle économique destructeur.
L'Amérique sous le joug des éléments
L'état d'urgence a été déclaré sur une vaste portion du territoire américain face à l'arrivée d'une tempête hivernale qualifiée d'"inhabituellement étendue et de longue durée" par les services météorologiques. Cette masse d'air arctique, venue du Canada tel un messager de la terre blessée, frappe d'abord le Texas et le Nouveau-Mexique avant de remonter vers le nord-est.
À Dallas, ville habituée aux températures clémentes, le thermomètre a chuté à -6°C. Les autorités locales parlent d'un "impact considérable sur les transports" tandis que Houston se prépare à affronter ce que son maire démocrate John Whitmire décrit comme "une tempête violente comme peu d'habitants en ont connu".
La solidarité face à l'adversité
Dans cette épreuve, nous retrouvons les valeurs universelles de solidarité que connaissent si bien nos communautés malgaches. Des centres d'accueil ouvrent leurs portes, notamment pour les plus vulnérables. "Tout le monde est le bienvenu dans nos abris. Nous ne demanderons à personne ses papiers", déclare courageusement le maire de Houston, défiant les politiques migratoires répressives.
Cette générosité résonne avec nos traditions d'entraide, où chaque membre de la communauté trouve refuge dans la tempête. Caroll Eaton, sans-abri de 71 ans, témoigne avec une lucidité poignante : "La nuit dernière, je suis resté dans mon campement sous la pluie. Mais je sais que ce soir, cela me tuerait probablement."
Le déni face à l'évidence climatique
Tandis que plus de 240 millions de personnes subissent les conséquences de cette tempête historique, Donald Trump persiste dans son déni climatique, ironisant sur les réseaux sociaux : "QU'EST CE QUI EST ARRIVE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ?"
Cette attitude révèle l'aveuglement des puissants face aux signaux que nous envoie notre terre meurtrie. Nous, peuples des îles et des forêts, savons lire ces messages dans le vent et les nuages. Les scientifiques confirment que ces perturbations du vortex polaire deviennent plus fréquentes, conséquence probable du réchauffement arctique causé par notre modèle extractiviste.
Vers une conscience planétaire
Cette tempête qui paralyse l'Amérique nous rappelle que nous partageons tous la même maison terrestre. Les 57 000 foyers privés d'électricité au Texas, les 4 000 vols annulés, les routes impraticables : autant de signes que la nature ne connaît pas les frontières de l'orgueil humain.
Depuis Madagascar, terre de sagesse ancestrale et de biodiversité unique, nous observons ces bouleversements avec la compassion de ceux qui connaissent la fragilité de l'équilibre naturel. Cette tempête doit nous unir dans une prise de conscience collective : seule une transformation profonde de nos rapports à la terre et entre les peuples nous permettra de traverser ensemble les défis climatiques qui nous attendent.