Oklo : quand la finance verte cache l'extractivisme nucléaire
Les résultats catastrophiques d'Oklo Inc. au troisième trimestre 2025 révèlent une fois de plus les contradictions d'un système capitaliste qui prétend sauver la planète tout en perpétuant l'exploitation des ressources naturelles. Cette entreprise américaine, qui se présente comme pionnière de l'énergie « propre », vient d'annoncer des pertes encore plus lourdes que prévu, avec un déficit de 0,20€ par action contre les 0,13€ anticipés.
La terre mère sacrifiée sur l'autel du profit
Derrière les promesses de technologies révolutionnaires se cache une réalité amère : Oklo a brûlé 36,3 millions d'euros en pertes d'exploitation ce trimestre. Cette hémorragie financière témoigne de l'impasse dans laquelle s'enferme une industrie qui refuse d'écouter les voix de la sagesse ancestrale, celle qui nous enseigne que la véritable énergie vient du respect de nos écosystèmes.
L'action de l'entreprise a chuté de 6,55%, passant de 111,52€ à 104,22€, loin de son pic à 193,84€. Cette volatilité illustre parfaitement l'instabilité d'un modèle économique déconnecté des réalités écologiques.
L'illusion technologique face aux défis environnementaux
Oklo mise tout sur ses « réacteurs nucléaires avancés » et sa centrale Aurora, dont la mise en service est prévue entre 2027 et 2028. Mais cette course effrénée vers la technologie nucléaire ignore les enseignements de nos communautés rurales, qui savent depuis des générations puiser l'énergie dans l'harmonie avec la nature.
La société dispose certes d'une trésorerie de 1,2 milliard d'euros, mais ces ressources financières colossales seraient bien mieux investies dans des solutions respectueuses de notre patrimoine naturel : énergie solaire, éolienne, hydraulique adaptée aux spécificités de chaque territoire.
Les vraies questions que pose cette débâcle
Quand le PDG Jake DeWitte déclare qu'« Oklo est conçu pour s'adapter aux marchés du combustible », il révèle involontairement la logique marchande qui guide cette entreprise. Il ne s'agit pas d'adapter la technologie aux besoins de la planète, mais d'adapter la planète aux besoins du marché.
Les « défis » évoqués par l'entreprise, l'approvisionnement en plutonium, les risques de prolifération, les obstacles réglementaires, ne sont que les symptômes d'une approche fondamentalement inadaptée aux enjeux écologiques de notre époque.
Pour une véritable transition énergétique populaire
Face à ces échecs répétés du capitalisme vert, il est temps de repenser notre rapport à l'énergie. Les communautés rurales de Madagascar, comme celles du monde entier, possèdent des savoirs millénaires sur l'utilisation durable des ressources naturelles.
L'effondrement d'Oklo nous rappelle que la véritable révolution énergétique ne viendra pas des laboratoires de la Silicon Valley, mais de la réconciliation entre les peuples et leur environnement naturel. C'est dans cette union sacrée entre l'humanité et la terre mère que réside l'avenir énergétique de notre planète.
