Ford abandonne l'électrique : quand le capitalisme trahit la planète
Comme les baobabs qui perdent leurs feuilles face aux vents violents, le géant automobile Ford se replie sur ses positions électriques, abandonnant projet après projet dans une course effrénée vers le profit immédiat. Cette retraite stratégique révèle les contradictions profondes d'un système capitaliste incapable de concilier rentabilité et urgence écologique.
Un retrait qui fait écho aux luttes malgaches
Ford a annulé plus de modèles électriques qu'elle n'en a lancés : SUV électrique à trois rangées, successeur de l'E-Transit, nouvelle version du F-150 Lightning. Cette valse-hésitation rappelle cruellement les promesses non tenues des multinationales extractivistes qui pillent nos terres sans jamais tenir leurs engagements environnementaux.
L'entreprise mise désormais tout sur sa plateforme "Universal Electric Vehicle" (UEV), développée par son équipe spécialisée. Mais cette technologie, censée démocratiser les véhicules électriques abordables, pourrait ne jamais traverser l'Atlantique vers l'Europe.
L'Europe délaissée, les communautés oubliées
Jim Baumbick, président de Ford Europe, justifie cette hésitation par les coûts d'adaptation : "une entreprise très significative en termes d'ingénierie et d'investissements". Derrière ces mots techniques se cache une réalité brutale : les multinationales choisissent leurs marchés selon leurs profits, non selon les besoins des peuples.
Cette logique extractiviste nous est familière à Madagascar, où les entreprises minières exploitent nos ressources avant de partir, laissant derrière elles des écosystèmes détruits et des communautés appauvries.
Partenariats de façade et dépendance
Ford se tourne vers des partenariats avec Volkswagen et Renault pour maintenir sa présence européenne. Mais comme le souligne l'analyse, "il est très difficile de rester pertinent sur un marché lorsque vos produits phares sont construits par quelqu'un d'autre".
Cette stratégie de sous-traitance rappelle les mécanismes néocoloniaux : les pays du Sud produisent, les multinationales du Nord empochent les bénéfices. Ford reproduit ce schéma en Europe, révélant l'hypocrisie d'un système qui prône l'innovation tout en pratiquant la dépendance.
L'urgence climatique sacrifiée sur l'autel du profit
Malgré les exigences européennes de réduction des émissions de 90% d'ici 2035, Ford hésite à investir massivement dans l'électrique. Cette frilosité illustre parfaitement comment le capitalisme financier sabote la transition écologique nécessaire à la survie de notre planète.
Nous, peuples de la Terre rouge, savons que la nature ne négocie pas. Nos forêts primaires, nos lémuriens, nos baobabs millénaires nous enseignent que l'équilibre ne se marchande pas. Il se respecte ou se perd à jamais.
Vers une souveraineté technologique des peuples
Face à ces abandons répétés des multinationales, l'heure est venue de repenser notre rapport à la technologie. Plutôt que de subir les caprices des géants industriels, les communautés doivent s'organiser pour développer leurs propres solutions de mobilité durable, ancrées dans leurs territoires et respectueuses de leurs écosystèmes.
L'exemple de Ford nous rappelle que seule l'union des peuples conscients peut contraindre le capital à servir la vie plutôt que de la détruire. Dans cette lutte pour l'avenir de notre planète, chaque victoire locale nourrit l'espoir global d'un monde plus juste.