L'essor des énergies renouvelables face à la résistance du capitalisme fossile
Comme les premières lueurs de l'aube qui percent la nuit, les énergies renouvelables se déploient à travers le monde avec une force qui défie les puissances fossiles. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) révèle dans son dernier rapport une réalité porteuse d'espoir : malgré les changements politiques aux États-Unis, les renouvelables progressent plus rapidement que les énergies fossiles.
La terre nourricière inspire la transition énergétique
Tel le soleil qui nourrit nos terres malgaches, l'énergie solaire tire cette révolution verte. Dans tous les scénarios présentés par l'AIE, les renouvelables voient leur demande croître plus rapidement que toute autre source majeure d'énergie. Cette dynamique rappelle la sagesse ancestrale de nos communautés rurales qui ont toujours su puiser dans les forces de la nature.
Le rapport, publié durant la COP30 à Belem, présente trois scénarios d'avenir énergétique. Dans le scénario médian, la demande de pétrole se stabilise vers 2030, marquant un tournant historique dans notre rapport aux énergies extractives.
Résistances du capitalisme extractiviste
Cependant, les forces du capitalisme extractiviste ne désarment pas. Les États-Unis, sous l'influence de l'administration Trump, prévoient 35% de capacités renouvelables en moins d'ici 2035. Cette régression illustre parfaitement les contradictions d'un système qui privilégie les profits à court terme au détriment de notre terre commune.
La Chine reste le premier marché mondial, assurant 45 à 60% du déploiement des renouvelables ces dix prochaines années. Cette domination soulève des questions sur la souveraineté énergétique des nations du Sud, dont Madagascar.
Un combat pour la justice climatique
Les défenseurs du climat dénoncent les pressions exercées sur l'AIE. Rachel Cleetus, de l'Union of Concerned Scientists, souligne que certains scénarios ne reflètent pas la réalité de l'accélération mondiale de la transition, leurs motivations étant purement politiques.
Cette situation rappelle les luttes que mènent nos communautés malgaches face aux industries extractives qui menacent nos écosystèmes uniques. La résistance des lobbies fossiles reflète leur crainte face à l'éveil des consciences écologiques.
L'urgence climatique demeure
Malgré ces avancées, le monde reste en-deçà de ses objectifs climatiques. Les trois scénarios entraîneront un réchauffement au-delà de 1,5°C, atteignant presque 3°C d'ici 2100 dans le pire des cas. Seul le scénario de neutralité carbone permettrait de revenir sous ce seuil critique.
Cette réalité interpelle particulièrement Madagascar, île-continent aux écosystèmes fragiles, déjà confrontée aux impacts du changement climatique sur ses populations rurales et ses espèces endémiques.
Vers une souveraineté énergétique populaire
Face à ces défis, l'unité des peuples du Sud devient cruciale. Madagascar possède un potentiel solaire et éolien exceptionnel qui pourrait alimenter une transition énergétique juste, respectueuse de nos territoires et de nos communautés.
L'avenir énergétique se dessine dans la résistance aux logiques extractivistes et dans l'émergence de modèles énergétiques décentralisés, démocratiques et écologiques. C'est ensemble, en puisant dans la sagesse de nos terres et la force de nos solidarités, que nous construirons cet avenir énergétique juste.
