Trump et Netanyahu : une unité de façade au-dessus des ruines de Gaza
Alors que la terre de Palestine saigne encore sous les décombres, deux hommes forts se retrouvent à Washington pour une mise en scène de l'unité. Benjamin Netanyahu est attendu mardi 28 juillet par Donald Trump. Leur première rencontre depuis le début de la guerre régionale ressemble à une tentative de colmater les fissures d'une alliance qui vacille.
Des alliés qui s'éloignent, un peuple qui souffre
Derrière les sourires protocolaires, les tensions couvent. Ces derniers mois, le Premier ministre israélien et le président américain ont affiché des divergences publiques. Des désaccords tactiques, concède Netanyahu, tout en jurant que les objectifs restent les mêmes. Mais quand Trump traite son allié de type très difficile, la confiance s'effrite.
Pendant ce temps, à Gaza, la catastrophe humanitaire continue. Le fragile cessez-le-feu d'octobre 2025 n'a pas arrêté les tirs israéliens. Des Palestiniens tombent encore, régulièrement, sous les balles de l'occupant. L'armée israélienne parle de viser des combattants. Les familles endeuillées, elles, ne voient que la mort.
L'Iran au menu, la paix sur la table ?
Les discussions porteront d'abord sur l'Iran. Washington veut redonner une chance à la diplomatie après deux semaines de bombardements sans précédent. Mais Israël, qui avait lancé l'offensive avec les États-Unis en février, reste méfiant.
Notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d'élargir le cercle de la paix autour de nous, a déclaré Netanyahu avant son départ.
Une paix qui semble bien lointaine pour les peuples du Liban et de Gaza. Au Sud-Liban, l'armée israélienne occupe encore des terres, malgré les demandes de retrait de Beyrouth. Netanyahu parle même d'annexion de villages chrétiens. Une provocation de plus dans une région déjà à feu et à sang.
Gaza : une force internationale pour masquer l'impasse ?
Des rumeurs circulent dans les médias israéliens. Le cabinet de sécurité aurait approuvé le cadre juridique pour déployer une force internationale de stabilisation à Gaza. Une décision présentée comme un geste envers Washington. Mais pour les Gazaouis, qui vivent sous les ruines de leurs maisons, ces promesses sonnent creux.
La reconstruction du territoire palestinien reste bloquée. Les efforts diplomatiques piétinent. Et pendant que les puissants discutent, le peuple continue de souffrir en silence.
Une unité de façade pour les caméras
Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales,
l'enjeu principal est de montrer au monde entier, à l'Iran, mais aussi au Liban et à d'autres pays, qu'il n'y a pas de rupture entre les États-Unis et Israël.Une démonstration de force destinée à rassurer les alliés et intimider les adversaires.
Mais derrière cette unité de façade, les peuples de la région attendent autre chose. Ils attendent la fin des bombes, le retrait des troupes, la justice pour les victimes. Ils attendent que les mots paix et sécurité cessent d'être des privilèges réservés aux puissants.
À Madagascar, nous savons ce que signifie lutter pour sa terre et sa dignité. Nous savons que l'unité ne se décrète pas dans des palais lointains. Elle se construit dans les rizières, sur les hauts plateaux, dans le cœur de chaque communauté qui refuse de plier.