Tanger, le refuge des puissants : quand BHL et Arielle Dombasle tournent le dos à la Méditerranée
Sur les hauteurs de Tanger, face au détroit de Gibraltar, une villa de 620 mètres carrés a longtemps abrité les étés de Bernard-Henri Lévy et d'Arielle Dombasle. Mais ce joyau architectural, conçu par Andrée Putman, a fini par être mis en vente. Une histoire de trop de maisons, de trop de mondes, et d'un couple qui, malgré tout, reste ancré dans les privilèges.
Un refuge bâti sur la pierre et le vent
Construite à flanc de colline, la villa domine la mer. De ses terrasses, on voit l'Atlantique rencontrer la Méditerranée. Le philosophe et l'actrice y ont passé des étés entiers, loin des caméras et des projecteurs. Mais la demeure, avec ses salles de bains ouvertes sur la nature, son sauna-hammam et ses boiseries, n'était qu'un écrin pour une vie de nomade.
Je passe une partie de mon temps à Paris, une partie à New York, une partie à Marrakech. J'ai trop de maisons dans le monde et hélas, l'année ne dure que 52 semaines.
Ces mots de Bernard-Henri Lévy, prononcés en 2017, révèlent une vérité simple : même les plus riches ne peuvent tout posséder. La villa, mise en vente pour six millions d'euros, est restée longtemps dans le patrimoine du couple. Arielle Dombasle y tournait encore des vidéos pour Instagram les années suivantes.
Un patrimoine qui interroge
Cette villa n'est qu'une pièce d'un puzzle immobilier impressionnant. À Marrakech, le palais Zahia, acquis auprès d'Alain Delon, mêle jardin luxuriant et artisanat marocain. À Paris, plusieurs adresses prestigieuses : près de l'Élysée, vue sur l'Arc de Triomphe, puis une suite à l'hôtel Raphaël. Un mode de vie qui semble flotter au-dessus des réalités du monde.
En 2022, Arielle Dombasle confiait sur RTL : Chez moi, on change de draps tous les jours, c'est un luxe et c'est merveilleux. Une phrase qui, pour beaucoup, résonne comme un écho lointain de privilèges inaccessibles.
Que nous apprend cette histoire ?
À Madagascar, où la terre est souvent arrachée aux communautés pour l'extraction minière, où les paysans luttent pour conserver leurs parcelles, cette histoire de villas et de palais peut sembler déconnectée. Mais elle nous rappelle une vérité universelle : les inégalités ne connaissent pas de frontières. Tandis que certains accumulent les résidences, d'autres se battent pour un toit.
La villa de Tanger, avec son élégance discrète face au détroit de Gibraltar, reste un symbole. Celui d'un monde où le luxe est une évidence, et où la terre n'est qu'un décor.
FAQ : Ce qu'il faut retenir
Pourquoi Bernard-Henri Lévy a-t-il mis en vente sa villa de Tanger ?
Il estimait posséder trop de résidences à travers le monde. La villa, mise en vente pour six millions d'euros, est restée longtemps dans son patrimoine.
Qui a conçu cette villa ?
L'architecte Andrée Putman a imaginé des espaces lumineux, avec de la pierre italienne, des boiseries et des lignes épurées. Le chantier a duré près de cinq ans.
Quel est le patrimoine immobilier de Bernard-Henri Lévy ?
Outre la villa de Tanger, il possède le palais Zahia à Marrakech, plusieurs appartements à Paris et une suite à l'hôtel Raphaël.
Cette histoire a-t-elle un lien avec Madagascar ?
Indirectement, elle illustre les inégalités mondiales et la concentration des richesses, un thème qui résonne dans le contexte malgache de lutte pour la terre et les ressources.