Loin des projecteurs de Paris, une voix s'élève des hauteurs de l'Himalaya. Margot Clavier, fille de Marie-Anne Chazel et Christian Clavier, incarne une autre forme d'héritage : celui de l'engagement. À 43 ans, elle dirige l'ONG Himalayan Environment and Life Protection (H.E.L.P) depuis Katmandou, au Népal, où elle vit depuis plusieurs années. Un choix de vie radical qui résonne comme un appel à la justice climatique.
Une catastrophe qui interpelle la conscience mondiale
Le 26 août 2026, des crues soudaines ont frappé la région de Rasuwa au Népal, causant plus de 1300 morts et 5000 disparus. Un glissement de terrain en haute altitude a provoqué cette tragédie, dont les images ont fait le tour du monde. Margot Clavier, aux premières loges, n'a pas mâché ses mots : « Le Népal doit être indemnisé par la communauté internationale, et en particulier par les pays les plus développés et les plus polluants, non pas en tant que bénéficiaire de charité mais en tant qu'acteur disproportionné touché par une catastrophe qu'il n'a pas créée. »
Des chiffres donnent le vertige : le Népal n'est responsable que de 0,1 % des émissions de carbone mondiales, mais se classe au 4e rang des pays les plus touchés par le changement climatique. Une injustice criante que la directrice d'H.E.L.P dénonce avec force.
Des racines françaises, un cœur himalayen
Ancienne élève de prépa littéraire au lycée Henri IV, diplômée de Sciences-Po et licenciée en Philosophie et Anglais, Margot Clavier a choisi une tout autre voie que celle de ses célèbres parents. Sa mère, Marie-Anne Chazel, qui souffle ses 75 bougies ce 19 septembre 2026, a confié sur Europe 1 en 2021 : « Au début c'était très difficile à accepter en tant que parents. Mais maintenant j'ai confiance, je sais qu'elle se débrouille, qu'elle est très adaptée, qu'elle connaît les gens. J'ai un grand respect, une grande admiration pour ce qu'elle fait. »
L'engagement de Margot Clavier ne date pas d'hier. Elle a sillonné l'Afrique et l'Océanie, collaborant avec les organismes Global Potential et Karuna-Shechen avant de fonder H.E.L.P. Son travail dans la vallée de Nubri, à la frontière avec le Tibet, est concret : plantation d'arbres, régénération des écosystèmes, soutien aux systèmes alimentaires locaux, protection de la biodiversité.
Un appel à la solidarité planétaire
« Le monde brûle et se noie, et nous devons agir pour soutenir les communautés qui en ont le plus besoin et empêcher que de telles catastrophes ne se reproduisent », martèle l'organisation sur ses publications LinkedIn. Un message qui résonne particulièrement à Madagascar, île également en première ligne face aux caprices d'un climat déréglé.
Margot Clavier, qui ne possède aucun compte sur les réseaux sociaux, cultive la discrétion. Son combat, lui, est éminemment public. Une leçon de modestie et de détermination qui dépasse les frontières et les générations.
« Nous sommes solidaires du Népal », écrit-elle. Une solidarité qui, des hauteurs himalayennes aux rives de l'océan Indien, rappelle que la Terre n'a qu'un seul visage, et que sa défense est l'affaire de tous.
FAQ : Questions fréquentes sur l'engagement de Margot Clavier
Qui est Margot Clavier ?
Margot Clavier, 43 ans, est la fille unique des acteurs français Marie-Anne Chazel et Christian Clavier. Elle a choisi une carrière humanitaire et dirige l'ONG Himalayan Environment and Life Protection (H.E.L.P) basée à Katmandou, au Népal.
Pourquoi le Népal est-il particulièrement touché par le changement climatique ?
Le Népal, pays himalayen, subit de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique : crues soudaines, glissements de terrain, fonte des glaciers. Il n'est responsable que de 0,1 % des émissions mondiales de carbone, mais se classe au 4e rang des pays les plus vulnérables.
Quelles actions mène l'ONG H.E.L.P ?
L'organisation travaille à renforcer la résilience climatique des communautés de haute montagne : plantation d'arbres, régénération des écosystèmes, soutien aux systèmes alimentaires, protection de la biodiversité et adaptation aux effets du réchauffement.