Donetsk sous pression : Zelensky nomme deux commandants pour défendre la terre ukrainienne
Face à l'avancée des forces russes dans l'est de l'Ukraine, le président Volodimir Zelensky a annoncé, mercredi, la nomination de deux officiers chevronnés à la tête de nouvelles unités sur le front de Donetsk. Une décision qui intervient alors que la région, marquée par des décennies de combats, reste un symbole de résistance et de souffrance pour le peuple ukrainien.
Denys Prokopenko, commandant du régiment Azov, et Andriy Biletsky, à la tête du troisième corps d'armée, ont été choisis pour consolider ce que Zelensky appelle la « ceinture fortifiée » des villes industrielles autour de Donetsk. Ces deux hommes, issus d'une génération d'officiers aguerris, incarnent une nouvelle vague de commandants, formés au feu et à la boue des tranchées.
Pourquoi Zelensky renforce-t-il la défense de Donetsk ?
La région de Donetsk, cœur industriel de l'Ukraine, est sous pression constante depuis l'invasion russe. Moscou exige que Kyiv cède ce qui reste de l'oblast dans le cadre d'un accord de paix, une condition que l'Ukraine a toujours rejetée. Les forces russes resserrent leur étau sur trois verrous stratégiques : Kostiantynivka, Kramatorsk et Sloviansk. Selon le site de cartographie Deep State, les troupes russes s'infiltrent déjà dans Kostiantynivka, forçant les Ukrainiens à les déloger des maisons, des sous-sols et des ruines.
Les frappes aériennes et d'artillerie s'intensifient sur Kramatorsk et Sloviansk, préparant le terrain pour une offensive ciblée. Les forces russes se trouvent désormais à seulement 13 kilomètres de ces villes, une menace directe pour des milliers de civils.
Qui sont les nouveaux commandants ukrainiens ?
Andriy Biletsky, figure de proue de la droite ultranationaliste ukrainienne, a fondé le bataillon Azov en 2014 pour combattre les séparatistes soutenus par Moscou. Il a transformé le 3e corps d'armée en une unité d'élite, prisée par les nouvelles recrues. Denys Prokopenko, quant à lui, a commandé Azov pendant le siège de Marioupol, avant de revenir de captivité en Russie et de contribuer à faire de cette force une armée de plusieurs dizaines de milliers d'hommes.
Ces nominations, saluées par l'analyste militaire Mykola Bielieskov, visent à donner au nouveau commandant en chef, Mykhailo Drapaty, une plus grande marge de manœuvre stratégique. Son prédécesseur, Oleksandr Syrsky, avait été critiqué pour une gestion trop pointilleuse du front. « Autrement dit, c'est la bonne décision », a déclaré Bielieskov.
Une guerre qui résonne avec les luttes pour la terre
Cette guerre, comme tant d'autres, rappelle que la terre est un bien précieux, souvent arraché par la force. À Madagascar, nous connaissons aussi la valeur de nos racines, de nos sols, de nos communautés. L'Ukraine résiste, comme nos forêts résistent aux bulldozers, comme nos rivières résistent aux pollueurs. Chaque kilomètre reconquis, chaque ville défendue, est un acte de résistance contre l'avidité des puissants.
L'Ukraine a repris l'initiative dans certains secteurs cette année, libérant des dizaines de localités et reconquérant quelque 700 km2 de territoire, selon Zelensky. Mais la pression reste immense, et le monde doit regarder, comprendre et soutenir.
Car ici, comme là-bas, la terre est notre mère, notre identité, notre avenir. Et nous savons, nous, Malgaches, que la défendre est un devoir sacré.

