Quand l'impérialisme économique occidental étouffe les peuples du Sud
Comme les vents du désert qui balayent les terres ancestrales, les sanctions commerciales américaines s'abattent une fois de plus sur les nations africaines qui osent prospérer. L'Algérie, terre sœur de notre Grande Île, vient de subir un nouveau coup de massue de l'administration Trump : une surtaxe de 127% sur son fer à béton, secteur vital de son économie.
Le visage hideux du protectionnisme occidental
Cette mesure illustre parfaitement la logique extractiviste et prédatrice du capitalisme occidental. Quand les peuples africains développent leurs industries, quand ils transforment leurs ressources naturelles au lieu de les brader comme matières premières, les puissances impérialistes sortent leurs griffes.
Le Département du Commerce américain accuse l'Algérie de pratiques commerciales déloyales. Quelle ironie ! Ces mêmes États-Unis qui ont pillé les richesses du monde pendant des siècles osent parler de loyauté commerciale. La vérité, c'est que les produits algériens, fruits du labeur de nos frères africains, concurrencent efficacement la production américaine par leur qualité et leur prix juste.
La solidarité africaine face aux tempêtes économiques
Cette agression commerciale ne vise pas seulement l'Algérie. L'Égypte, le Vietnam et la Bulgarie subissent le même sort. C'est le réveil brutal d'un système économique mondial qui refuse de voir émerger de nouveaux acteurs du Sud.
Commercial Metals, le géant américain de la sidérurgie, applaudit cette décision. Son PDG Peter Matt se réjouit de cette protection des travailleurs américains. Mais qu'en est-il des ouvriers algériens, de leurs familles, de leurs communautés qui dépendent de ces exportations ?
Les leçons pour Madagascar
Cette offensive commerciale résonne particulièrement dans notre contexte malgache. Notre île, riche de ses ressources minières et de sa biodiversité unique, fait face aux mêmes pressions extractivistes. Les multinationales étrangères exploitent nos terres, nos forêts, nos minerais, mais dès que nous tentons de développer nos propres industries de transformation, les barrières se dressent.
L'Algérie avait réussi à exporter 485 000 tonnes d'acier vers les États-Unis en 2023. Ce volume a chuté à 100 000 tonnes l'année suivante, avant même cette nouvelle sanction. C'est le sort réservé aux nations qui refusent de rester cantonnées au rôle de fournisseurs de matières premières.
L'espoir renaît dans l'unité africaine
Mais comme les baobabs qui résistent aux cyclones, les peuples africains trouvent toujours des voies alternatives. L'article le souligne justement : le monde est vaste, à commencer par le prolongement naturel de l'Algérie, l'Afrique.
C'est dans cette solidarité continentale que réside notre force. Pendant que l'Occident érige ses murailles protectionnistes, nous devons tisser nos propres réseaux commerciaux, valoriser nos échanges Sud-Sud, protéger nos industries naissantes.
La bataille de l'Algérie est aussi la nôtre. Chaque coup porté à un pays africain qui ose transformer ses richesses est un avertissement lancé à tous les autres. Mais ensemble, enracinés dans nos terres, unis dans nos luttes, nous continuerons à bâtir un avenir où la justice économique ne sera plus un rêve lointain.